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 La malpropreté du chat

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Priscillia
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MessageSujet: La malpropreté du chat   Mer 22 Oct - 11:36

Le chat comme vous le savez est un animal qualifié,à juste titre, de PROPRE, mais il peut arriver parfois d'avoir un chat malpropre et diverses choses sont en cause de cette malpropreté qu'elle soit innée ou apparue à un moment spécifiques.Il peut s'agir simplement de marquage (souvent donc les mâles dit entier) mais aussi cela peut provenir de troubles du comportement ou de troubles organiques(maladies diverses)...


Chez un chat présentant une malpropreté, il y a lieu, de réaliser, en première intention, outre un examen clinique, une analyse d’urine pour dépister les affections du bas appareil urinaire (lors de souillures urinaires).

Lors de souillures urinaires, le marquage urinaire doit être distingué d’une élimination inappropriée (voir tableau). Cela facilite l’identification de la cause initiale et des facteurs d’entretien et permet une conduite thérapeutique ciblée plus efficace.

Lors de marquage urinaire, la stérilisation doit être systématiquement envisagée.

Quelle que soit la cause de la malpropreté, l’hygiène des lieux d’élimination doit être irréprochable : prévoir un bac à litière de plus que le nombre de chats présents et ordonner de nettoyer les bacs quotidiennement.

Le recours aux psychotropes s’impose lors de troubles émotionnels avérés. Il est sans objet dans les autres cas. Une thérapie comportementale et des modifications de l’environnement doivent être mises en place dans tous les cas, les psychotropes seuls étant inefficaces sur le long terme. Certaines phéromones félines peuvent également être utilisées avec succès.


Tableau
Diagnostic différentiel entre marquage urinaire et mictions inappropriées.



Marquage urinaire
Miction inappropriée
Type de surface
- surfaces verticales, parfois horizontales ;
- lieux spécifiques ;
- substrats variés.

- surfaces horizontales ;
- préférences de substrat possibles.

Quantité d’urines
Réduite (« spots ») le plus souvent.Abondante (flaques).
Position du chat
- posture debout ;
- queue dressée à la verticale ;
- membres raides, pétrissage du sol, tressautements du corps.
- posture accroupie ;
- queue à l’horizontale.


La malpropreté se définit comme l’émission d’urines et/ou de selles dans des lieux inappropriés. Elle représente le principal trouble du comportement du chat et constitue une cause fréquente d’abandon et d’euthanasie. Son origine peut aussi être organique.

1. Types et causes de malpropreté


Les souillures sont principalement produites par élimination (miction et défécation) inappropriée et marquage. Les mictions et défécations émotionnelles (énurésie) ou sur le lieu de couchage (encoprésie) sont plus anecdotiques.

Le marquage urinaire est impliqué dans la communication territoriale du chat. Les marques urinaires apportent des informations sur le chat émetteur et n’ont pas pour rôle de repousser d’éventuels intrus du territoire. Plus fréquent chez les individus entiers, le marquage urinaire concerne cependant 10 % des mâles et 5 % des femelles stérilisés. Il est amplifié dans les situations de stress social (conflit, intrusion d’un congénère). Le risque de marquage urinaire augmente avec la surpopulation et ce comportement devient inévitable dans les maisonnées de plus de 10 chats. 

L’existence d’un marquage fécal est majoritairement contestée. 

La malpropreté par élimination peut être la conséquence d’une aversion envers le bac à déjection ou d’une préférence de substrat ou de lieu. Bien que rare, un défaut d’apprentissage peut être suspecté chez le chaton qui n’a jamais été propre. La malpropreté est une composante du tableau clinique des troubles émotionnels (états anxieux, phobies ou dépressions), associée alors à d’autres symptômes comportementaux.


Quelle que soit la nature des souillures, une cause médicale doit être recherchée :


  • pollakiurie (maladie du bas appareil urinaire) ; 
  • polyuropolydipsie (insuffisance rénale, hyperthyroïdie, diabète) ; 
  • incontinence ; 
  • difficulté locomotrice ; 
  • diarrhée et défécations impérieuses (colite, maladie inflammatoire chronique intestinale) ; 
  • douleur à la défécation (constipation, lésion anale, colite). 
     Dans 20 % des cas, le chat manifestant du marquage présente des signes d’atteinte urinaire et 38 % des individus présentant des éliminations inappropriées ont des antécédents de maladie de l’appareil urinaire. Une affection organique peut entraîner une malpropreté directement (maladie du bas appareil urinaire) ou indirectement par nonutilisation du bac à litière (incapacité physique ou aversion acquise par association avec une douleur).


Tableau 1
Types de malpropreté et étiologie.



Type de malpropreté
Etiologie
Marquage urinaire isolé- déterminisme sexuel ;
- intrusion d’un congénère à l’extérieur ou à l’intérieur de l’habitation ;
- restriction d’accès l’extérieur.
Marquage urinaire ± signes d’anxiété- conflits interspécifiques ;
- rupture dans le territoire (déménagement, travaux de réfection, arrivée d’un animal ou d’une personne).

Eliminations inappropriées depuis toujours
- défaut d’apprentissage (trouble du développement comportemental associé possible).

Eliminations inappropriées sans troubles comportementaux
- aversion acquise ;
- préférence de substrat.

Eliminations inappropriées associées à d’autres symptômes comportementaux
- anxiété (anxiété de déterritorialisation, de cohabitation, de privation, en milieu clos) ;
- dépression chronique.

Mictions et défécations émotionnelles
- troubles émotionnels (phobie, anxiété paroxystique) en situation d’exposition.

Enurésie / encoprésie

- dépression aiguë ;
- dépression chronique (dont troubles cognitifs du chat âgé).


2. Démarche diagnostique

Rechercher le chat en cause

L’animal en cause peut être identifié par la coloration des urines (fluorescéine).

Identifier une cause médicale

Le recueil des commémoratifs médicaux et un examen clinique soigneux sont incontournables. L’analyse d’urine doit être systématique. La mise en évidence d’une anomalie doit conduire le clinicien à soupçonner une origine organique et à poursuivre des investigations appropriées.

Distinguer comportement de marquage et d’élimination

L’observation des séquences d’émission ou l’étude de l’aspect des souillures et de leur localisation permet généralement de distinguer les comportements de marquage et d’élimination (voir tableau 2). Chez certains chats néanmoins, le comportement de marquage peut aboutir à la production d’urines en quantités importantes et concerner des supports horizontaux. Le contexte d’émission (souillures localisées lors de marquage sur des objets précis, appartenant à une personne précise, ou dans des endroits significatifs) permet alors de faire la distinction.

Travail d’enquête

 Les modalités d’évolution ont un grand intérêt. Les contingences environnementales seront soigneusement étudiées pour repérer un événement déclenchant ou des facteurs d’entretien autorisant une thérapie comportementale personnalisée. Les caractéristiques de l’aire de déjection seront analysées. L’utilisation d’une litière parfumée est, par exemple, un facteur reconnu de malpropreté. 

Rechercher des signes comportementaux associés

 La malpropreté secondaire à des troubles émotionnels est associée à des manifestations comportementales : agitation, hypervigilance, modification des comportements de marquage (griffades, diminution du marquage facial), rollingskin syndrome, agression, altération du comportement de toilettage (exacerbé ou diminué). 
Le rollingskin syndrome se définit comme une onde d’horripilation dorsale, déclenchée spontanément, qui évoque une perturbation émotionnelle chez le chat et traduit une hyperesthésie.

Tableau 2
Diagnostic différentiel entre marquage urinaire et mictions inappropriées



Marquage urinaire

Miction inappropriée
Type de surface- surfaces verticales, parfois horizontales ;
- lieux spécifiques ;
- substrats variés.
- surfaces horizontales ;
- préférences de substrat possibles.

Quantité d’urines
Réduite (« spots ») le plus souvent.Abondante (flaques).
Position du chat- posture debout ;
- queue dressée à la verticale ;
- membres raides, pétrissage du sol, tressautements du corps.
- posture accroupie ;
- queue à l’horizontale.

3. Pronostic

Le pronostic dépend de l’ancienneté du problème. Le taux d’amélioration chute à 52 % si les troubles évoluent depuis plus d’un an [7]. La prise en charge précoce est donc une priorité.

4. Thérapeutique

 La stérilisation est intéressante lors de marquage urinaire (résolution chez 90 % des mâles et 95 % des femelles entiers), mais pas dans les autres situations sauf si l’usage de contraceptifs a des répercussions sur l’état émotionnel. 
Les modifications environnementales et contextuelles visent à :


  • supprimer les punitions ; 
  • rendre les lieux choisis aversifs et la litière plus attractive (nettoyage scrupuleux quotidien) ; 
  • déterminer la litière favorite (substrats et bacs) ; 
  • supprimer les odeurs sur les lieux souillés (aspersion d’eau gazeuse puis de vinaigre d’alcool blanc dilué) ; 
  • limiter les contacts avec les stimuli déclencheurs (chats du voisinage, stimuli extérieurs). Les psychotropes permettent de stabiliser l’état émotionnel et sont indispensables lors d’état anxieux ou de troubles dépressifs. Le choix se fonde sur le diagnostic causal et les dominantes réactionnelles. 
    La prescription est sans objet lors d’aversion acquise, de préférence de substrat ou de marquage réactionnel récent. 
     Les psychotropes n’apportent d’amélioration que s’ils sont associés à une thérapie comportementale et des modifications environnementales. 
     L’amélioration n’est souvent sensible qu’au bout d’un mois de traitement. Le traitement sera poursuivi 2 à 4 semaines avant sevrage. 
     En phéromonothérapie, la fraction F3 inhibe le marquage urinaire, facilite la restructuration territoriale et a des vertus apaisantes. Son efficacité est équivalente voire supérieure à celle des psychotropes usuels, outre l’avantage de la facilité d’emploi et de l’innocuité. 
    Enfin, lors de défaut d’apprentissage ou dans les cas d’élimination inappropriée rebelles, le confinement doit être envisagé. Il consiste à enfermer le chat dans une pièce de taille réduite avec sa nourriture et un bac à litière. Les lieux susceptibles d’attirer des éliminations doivent être inaccessibles. La claustration est progressivement levée, sous surveillance, quand le chat commence à utiliser sa litière.


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