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 Prévention des agressions (chats agressif)

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Priscillia
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Date d'inscription : 15/10/2014
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MessageSujet: Prévention des agressions (chats agressif)   Mer 1 Avr - 12:18

Voici un autre article très intéressant sur la prévention des agressions, on sait tous qu'un chat dit agressif a des "antécédents" c'est-à-dire par exemple pas socialisé à l'homme ect mais quels sont les autres facteurs qui peuvent rentrer en compte et donc comment les éviter  7a25d9a

Prévention des agressions :


La prévention des agressions s’effectue à différents niveaux : choix du chaton, choix
de l’élevage, éducation donnée par le propriétaire et cadre de vie offert au chat.




1) Le choix du chaton :

Quelques critères de sélection, qui doivent aider à faire le « bon choix », seront ici
présentés. Les tests comportementaux et leurs intérêts seront également étudiés.


a) Choix en fonction de la race :


Les études de Turner et de Bateson ont permis d’indiquer certaines
tendances comportementales du chat en fonction de sa race. Les futurs
propriétaires peuvent donc s’inspirer de ces résultats pour faire un premier choix.


Toutefois, il ne faudra pas oublier que de nombreux autres facteurs (milieu de
développement, milieu de vie, attitude de la mère, de l’éleveur, du propriétaire…)
influencent fortement ces traits de caractère.


La même remarque peut être émise concernant le choix d’un chaton
européen en fonction de son type de tempérament. Cependant, les chatons dits
« sociable » ou « équilibré » sont à privilégier dans le cadre d’une adoption,
notamment en vue d’une cohabitation avec d’autres chats.



b) Choix en fonction des parents :

α) L’influence de la mère :


La mère est indispensable au bon développement comportemental du
chaton. Si elle est absente, un autre individu (chat adulte, éleveur…) doit la
remplacer et jouer son rôle.


Par le lien d’attachement qui existe entre elle et ses petits, elle est pour eux
une base sécurisante et apaisante qui leur permet d’explorer sereinement et
efficacement le milieu, de se socialiser correctement à l’espèce féline et à
d’autres espèces dites « amies » et d’acquérir un seuil d’homéostasie
sensoriel suffisamment élevé. Elle intervient donc ainsi dans la prévention
des agressions par peur ou par irritation liées à un défaut de socialisation ou
dues à un niveau trop bas d’homéostasie sensorielle.


Elle joue également un rôle important dans l’acquisition des auto-contrôles.
Elle apprend aux chatons à rétracter leurs griffes, à inhiber leur morsure et à
contrôler leur impulsivité et leur comportement moteur. Elle régule aussi les
interactions sociales dans la fratrie et leur enseigne les « bonnes règles du
jeu félin ».


Son comportement sert aussi d’exemple à la portée et celui-ci a peutêtre
plus d’influence sur le tempérament des chatons que le patrimoine
génétique. Ainsi, des chatons nés de mère agressive mais élevés par une
mère douce ne seront pas forcément agressifs, et réciproquement, des
chatons issus de mère douce mais élevés par une mère agressive pourront,
eux, être agressifs.



β) L’influence du père :

Le père n’est que très rarement présent lors du développement
comportemental des chatons. Son influence génétique est plus facile à
évaluer que celle de la mère, puisque cette dernière, en élevant les petits,
influe par un effet « milieu » sur leur comportement.


Une étude portant sur quatre groupes de chatons (chatons socialisés à
l’homme et de père sociable, chatons non socialisés à l’homme et de père
sociable, chatons socialisés à l’homme et de père asocial et chatons non
socialisés à l’homme et de père asocial) étudiés sur trois types de tests
(approche par une personne connue, approche par une personne inconnue et
découverte d’un nouvel objet), a essayé de mettre en évidence cette
influence paternelle. 


Il en ressort que les chatons socialisés et/ou de père sociable s’approchent
volontiers d’une personne connue et montrent moins de crainte lors d’un
contact avec une personne inconnue. Seuls les chatons nés de père sociable
seront moins apeurés lors de la découverte d’un nouvel objet. Un père
sociable a donc un effet positif sur la socialisation et sur l’absence de crainte
vis-à-vis d’une situation inédite.



Le caractère du père est important à connaître et c’est un critère de sélection
à retenir dans la prévention des agressions.



c) Choix en fonction de la fratrie :

Si possible, les deux extrêmes sont à éviter.
Une portée trop nombreuse peut être difficile à élever pour la chatte et tous les
petits ne recevront peut-être pas une éducation optimale.


Dans le cas d’un chaton unique, l’ensemble des jeux et des interactions sociales
est centré sur la mère. On peut alors craindre un défaut de socialisation
intraspécifique et de tolérance vis-à-vis des congénères chez ce chaton.



d) Choix en fonction du sexe :

Dans le cas de chats stérilisés jeunes et vivant en appartement, il n’y a que
peu de différences comportementales entre les deux sexes.
Dans le cas de chats entiers, les mâles ayant accès à l’extérieur
développeront plus facilement une agressivité « entre mâles » ou des agressions
territoriales, et les femelles pourront présenter des pics d’agressivité liés à leur
cycle de chaleurs. L’emploi chez celles-ci de progestatifs en tant que pilule
contraceptive peut également déclencher des agressions.



e) Choix en fonction de l’âge :

On estime qu’à partir de sept semaines, le chaton peut quitter sa mère et sa
fratrie sans conséquence comportementale ou émotionnelle pour lui. Plus jeune, il
a besoin de sa mère et de ses frères et soeurs pour acquérir un développement
comportemental et sensoriel optimum. 
Lors d’adoption plus tardive, après l’âge de neuf semaines, l’attachement au
propriétaire pourra être plus difficile. 



f) Choix en fonction des tests comportementaux :

Il s’agit plutôt d’évaluer le tempérament social ou non d’un chaton et ses
réactions envers l’homme, plutôt que d’établir des prédictions sur le
comportement à l’âge adulte. Contrairement au chien, les tests comportementaux
pour chats sont peu développés. On citera ici deux tests pouvant être réalisés lors
du moment de l’adoption ou lors de la première consultation chez le vétérinaire.



α) Le test de réactivité à la manipulation :

Le chaton est suspendu par la peau du cou, à la manière dont le tient sa
mère dans sa gueule pour le transporter.
Un chaton normal de moins de trois mois est, dans cette position, calme et
immobile, sa queue est rentrée sous l’abdomen. Le chaton très réactif et/ou
avec un déficit de socialisation va se débattre, se retourner et essayer
d’agresser pour échapper à la contrainte.



β) Le test de familiarisation :

Une personne inconnue s’approche du chaton et le caresse en guettant
ses réactions.
Le chaton sociable recherche le contact avec l’homme et apprécie les
caresses.
Si le chaton est peu tolérant à la manipulation, il va chercher à s’enfuir.
Si le chaton présente un déficit des autocontrôles, on risque de se faire
griffer et de se faire mordre.



Remarque : pour rappel, le contrôle des griffes et l’inhibition de la morsure
doivent être acquis à l’âge de deux mois.




2) Le choix de l’élevage :

Il faut visiter l’élevage, rencontrer les parents et l’éleveur pour s’assurer du bon
déroulement de la période de développement comportemental. Certains critères peuvent alors
être vérifiés avant l’adoption.



a) Le milieu d’élevage, le milieu de développement :

Pour favoriser le développement comportemental et sensoriel des jeunes, le
milieu de vie des chatons doit être le plus riche possible en stimuli divers et variés
(sons, personnes, objets, autres animaux). Elevés dans ce type de milieu, les
chatons seront plus aptes à s’adapter à différentes situations.


Il faut également s’assurer de l’adéquation entre le milieu de développement
et le futur milieu de vie. Un chat ayant été élevé dans un milieu hypostimulant
(mise bas dans une grange, une cave…) sera très angoissé en milieu urbain, et
réciproquement, un chaton ayant vécu au sein d’une famille à la campagne et se
retrouvant seul la journée dans un studio, a de fortes chances de développer une
« anxiété du chat en milieu clos ».


On s’assurera aussi d’une bonne correspondance entre l’entourage des chatons
chez l’éleveur et la future famille d’adoption. Un chat ayant vécu au milieu
d’enfants s’adaptera plus facilement dans une famille, qu’un chaton n’ayant eu
que des contacts avec une seule et même personne, l’éleveur.



b) La socialisation :

α) La socialisation à l’homme et le Handling :


Différentes études ont démontré l’intérêt du Handling (manipulation)
sur les chatons dès leur plus jeune âge. Les chatons manipulés recherchent
les contacts avec l’homme et ils explorent plus facilement un milieu
inconnu. Le développement comportemental est quand à lui accéléré, chez
ces chatons l’ouverture des yeux est plus précoce et la coloration de la robe
chez les siamois apparaît plus rapidement. 


Ces effets sont d’autant plus marqués que la durée du Handling est longue et
que les manipulateurs sont nombreux et différents par leur sexe, leur âge,
leur nationalité…Il est d’ailleurs important de faire manipuler par des
enfants des chatons qui seront destinés à vivre dans une famille. 


Remarque : le Handling a lieu en présence de la mère, base sécurisante
pour les chatons. Toutefois, si cette dernière est craintive, on manipulera les
petits en son absence.


Malgré toutes ces précautions, on estime toutefois qu’environ 15% des
chatons sont réfractaires à ces manipulations et qu’ils ne seront jamais de
bons candidats à l’adoption pour une vie au sein d’une famille.



β) La socialisation aux autres espèces animales :

Tout comme l’adéquation entre le milieu de vie et le milieu de
développement, ou entre l’entourage de l’éleveur et le futur cercle familial, il
convient de s’assurer que le chaton a été socialisé à d’autres espèces animales et
notamment à celles se trouvant dans la future famille d’adoption. On évitera
ainsi des agressions par peur sur le chien ou un comportement de prédation
envers les NAC de la maisonnée.



3) L’éducation et la vie à la maison :

Lors du moment de l’adoption, un passage de relais a lieu entre l’éleveur et le
propriétaire. Pour les adoptions habituelles, vers l’âge de deux mois, la période sensible se
termine, mais il convient de parfaire le développement et l’éducation. De plus, il faudra
organiser le futur milieu de vie du chat en respectant ses spécificités éthologiques.



a) L’éducation :

Il s’agit surtout de prendre de bonnes habitudes et de renforcer les acquis
car la période dite « sensible » est quasiment terminée à deux mois. Toutefois, si
les conditions du milieu sont excellentes, cette période peut s’étendre jusqu’à
quinze semaines. 


On multipliera donc les contacts, toujours dans un contexte positif, avec toutes
sortes de bruits, d’objets mais également des rencontres avec des personnes
différentes et avec d’autres espèces animales. Si le contexte n’est pas favorable,
ou si le chat n’est pas détendu, il convient d’éviter le contact pour ne pas susciter
une expérience négative.


Les « bonnes règles du jeu félin » seront ici rappelées car elles participent à
la prévention des agressions. Le propriétaire doit jouer avec des jouets adaptés et
non avec une partie de son corps (mains, pieds…) pour que le chat fasse bien la
différence. Le jeu exclut la douleur et on interrompra immédiatement l’activité
ludique si le jeu dégénère.


La punition physique est formellement contre-indiquée chez le chat.


b) Le milieu de vie :


Le chat est un animal territorial et un milieu de vie de qualité et répondant à
ses attentes, est absolument indispensable à son bon équilibre émotionnel.
La répartition du territoire est à son bon vouloir mais le propriétaire doit lui
offrir un cadre de vie conforme à ses spécificités éthologiques, à savoir : une
alimentation en libre accès dans des récipients propres et à distance du lieu
d’élimination, n+1 litières disposées dans des endroits calmes, des zones de repos
en hauteur et au calme, des cachettes, un griffoir et de nombreux jouets mobiles.



4) Conseils lors de l’arrivée d’un nouveau venu :

Les modifications territoriales, notamment l’emménagement d’un nouvel individu,
sont très perturbatrices pour le chat et peuvent générer des agressions.
Quelques cas de figures parmi les plus fréquents seront étudiés en donnant quelques conseils
pour préparer l’arrivée du nouveau venu afin qu’elle affecte le moins possible notre chat.



a) Le nouveau venu est une personne adulte :

Il ne faut absolument pas forcer le contact avec le chat.
Lors de la rencontre, on peut favoriser le rapprochement en vaporisant du
Félifriend®️ sur les mains ou sur les jambes de la personne. On pourra aussi
associer la nouvelle personne à un contexte positif, donner une friandise ou jouer
en sa présence.


On considère que le nouveau venu est accepté par le chat lorsque ce dernier
présente envers lui un comportement de marquage facial.



b) Le nouveau venu est un bébé :

Il faut veiller au maximum à préserver les zones du chat, éviter de changer
ses marques, sa litière, son écuelle de place, pour aménager le mobilier nécessaire
au bébé.


Dès l’arrivée du bébé, on commencera les présentations en posant l’enfant
près du chat et en laissant ce dernier s’approcher, sous la surveillance du
propriétaire. En aucun cas il ne faudra laisser l’enfant seul avec le chat, afin
d’éviter d’éventuelles agressions par peur, par irritation (pleurs du bébé, gestes
brusques qui irritent le chat) ou un comportement de prédation. Il ne faudra pas
non plus rejeter le chat lorsqu’on s’occupe du bébé mais encourager sa venue si
l’animal est calme et s’approche tranquillement.


Bien évidemment, un chat déjà socialisé aux jeunes enfants s’adaptera plus
facilement à cette situation.



c) Le nouveau venu est un chat :

Il convient avant tout de s’assurer de la bonne organisation du territoire, de
rajouter au moins une litière et d’aménager des « coins cachettes ».
La mise en contact sera progressive, le nouveau chat pourra être confiné
quelques temps dans une pièce puis on ouvrira petit à petit la porte tout en la
bloquant, pour que les interactions sociales commencent « chacun chez soi ». La
phéromonothérapie (Féliway®️, Félifriend®️) est souvent bénéfique pendant cette
période critique.


Il ne faut pas oublier que c’est l’intervention de l’homme lors des conflits
territoriaux entre chats, qui fait basculer ces « bagarres » vers un état pathologique
d’« anxiété de cohabitation ». Tout au plus, le propriétaire s’assurera que le chat
« victime » a la possibilité de fuir en laissant les portes ouvertes à l’intérieur de la
maison.



d) Le nouveau venu est un chien :

Si cela n’est pas déjà prévu, on installera des aires de repos en hauteurs et
des « coins cachettes » non accessibles pour le chien. On veillera également à
préserver les lieux d’alimentation et d’élimination.


Dans les premiers temps, on pourra confiner le chien dans une partie de la
maison pour que le chat s’habitue à sa présence, à son odeur et à ses aboiements.
Les contacts auront lieu avec le chien en laisse pour pouvoir maîtriser ses
mouvements, et en laissant le chat libre de s’approcher ou de s’éloigner. Si les
deux animaux manifestent une attitude calme et amicale l’un envers l’autre, on
encouragera ces conduites en les récompensant tous les deux. La
phéromonothérapie (Félifriend®️) peut favoriser le contact social et inhiber une
réaction agressive chez le chat.


L’acceptation du nouveau venu peut prendre du temps et est au bon vouloir du
chat. Pour lui laisser le choix de s’approcher ou non du chien, on pourra munir ce
dernier d’une clochette attachée son collier. Ainsi le chat le repérera plus
facilement et pourra, selon son envie, décider ou non d’aller à sa rencontre. 


Bien évidemment, l’acceptation mutuelle sera grandement facilitée si les deux
animaux ont été chacun socialisés à l’autre espèce.



En définitive :

Ainsi, il existe des critères de sélection qui peuvent aider à trouver le compagnon félin
idéal.


L’éleveur joue un rôle important dans le développement comportemental du chaton puisque
l’essentiel de la période dite sensible se déroule avec lui. Il doit favoriser la socialisation et
stimuler les jeunes pour qu’ils acquièrent un seuil élevé d’homéostasie sensorielle, ces
chatons seront alors capables de s’adapter à différentes situations.


Après l’adoption, le propriétaire doit renforcer les acquis et aménager un territoire respectant
les spécificités éthologiques du chat.


Lorsqu’un nouveau venu vient « perturber » cet équilibre territorial, quelques
précautions sont à prendre pour favoriser une cohabitation harmonieuse.



Voilà pour l'article j'espère qu'il vous sera utile  Very Happy



Source   :   thèse vet-alfort  :  [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]


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