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 Les maladies infectieuses

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Priscillia
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Date d'inscription : 15/10/2014
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Localisation : Liège

MessageSujet: Les maladies infectieuses   Jeu 16 Oct - 21:38

Voici la liste de toutes ces maladies,

Le FIV du chat :

Le FIV est l'équivalent du SIDA de l'homme, mais, rassurez-vous, il n'y a aucun risque de transmission du chat à l'homme car les virus sont différents. Cette maladie n'est pas non plus transmissible aux autres espèces. Elle n'atteint que les chats.
La fréquence d'infection est variable suivant les populations de chats. L'infection est rare chez les chats vivant en appartement et n'étant pas en contact avec d'autres chats, alors qu'elle est fréquente chez les chats errants (environ 15% des chats des rues sont porteurs du virus)

Transmission du virus

Le virus du FIV est présent dans la salive du chat. Le principal moyen de transmission est donc la morsure lors de bagarres entre chats. Ainsi, on comprend pourquoi ce sont principalement des chats mâles entiers, très bagarreurs, qui sont porteurs de ce virus.
Il peut, parfois, se transmettre par contact entre chats lors de contacts fréquents et répétés (lors de léchage mutuel, lors de nez à nez) ou par voie sanguine.

Il peut exister également une transmission par voie sexuelle ou lors de la gestation (de la mère aux chatons), mais aucune certitude n'est établie au sujet de la transmission foeto-maternelle.

Le virus est très fragile dans le milieu extérieur : il y survit quelques dizaines de minutes maximum. La contamination des lieux (par des objets, par le sol) est presque impossible. Toutefois, tous les vétérinaires portent une attention particulière à la désinfection de leur matériel et table d'auscultation entre chaque consultation.

Évolution de la maladie et symptômes

La durée d'incubation est de 4 à 6 semaines. La maladie comporte plusieurs phases.

1ère phase de la maladie : On peut observer une fièvre modérée, une baisse du taux des globules blancs et une augmentation légère de la taille des ganglions lymphatiques. Cette phase dure deux mois environ et passe souvent inaperçue.

2ème phase de la maladie : Comme pour la leucose féline (FeLV) ou le SIDA de l'homme (HIV), le chat est séropositif et ne présente aucun symptôme, le virus « sommeille » dans son organisme. Il est par contre contagieux pour les autres chats. Cette phase présente une durée très variable, entre 5 et 10 ans environ.

3ème phase de la maladie : A la faveur d'un stress important, d'une maladie ou bien sans aucune raison, le chat devient malade. Le virus se « réveille ». Il se multiplie et détruit des globules blancs (cellules sanguines), nécessaires à la défense du chat contre les maladies. Il y a donc une diminution des défenses immunitaires ce qui rend le chat très sensible aux microbes, même ceux qui sont peu dangereux pour des chats non atteints par le FIV.
Le chat est donc très souvent atteint par des maladies dites opportunistes : ce sont des maladies qui profitent de l'affaiblissement de l'animal pour se développer. Il peut également développer des maladies classiques du chat, il est alors atteint plus gravement qu'un chat négatif pour le FIV. Le chat peut donc présenter des maladies très variées qui peuvent toucher par exemple les voies respiratoires, la bouche, les intestins, les voies urinaires...

Ainsi, on peut notamment observer :

-des symptômes généraux : fièvre, amaigrissement, augmentation de taille des ganglions lymphatiques.
-des infections buccales (gingivite, stomatite).
-des diarrhées chroniques qui ne guérissent pas malgré la mise en place de traitements.
-des infections des yeux (conjonctivites) ou de l'appareil respiratoire supérieur (rhinites, trachéites).
-des abcès cutanés récidivants.
-des troubles nerveux (encéphalite, convulsions) ou des troubles comportementaux.

Enfin, lorsqu'un chat est atteint par le FIV, il développe souvent, surtout en phase terminale, des cancers du sang (comme des leucémies).

Prévention et dépistage de la maladie

Malheureusement, il n'existe aucun vaccin contre le F.I.V., contrairement au FeLV (leucose).
La seule prévention possible est d'éviter tout contact entre chats sains et malades. Il est aussi recommandé de faire stériliser les chats (mâles ou femelles) qui sortent afin d'éviter les bagarres (et donc les morsures) et la transmission vénérienne du virus.

Il est important de dépister cette maladie chez les animaux à risque (chats mâles, chats errants) et les nouveaux arrivants. Cela est notamment indispensable dans les élevages ou les chatteries lorsque les animaux ne sont pas placés dans des cages individuelles. Le dépistage peut être réalisé par votre vétérinaire : c'est un simple test qui nécessite deux gouttes de sang de votre chat et dont le résultat est disponible en dix minutes.

Traitement de la maladie

Il n'existe aucun traitement pour détruire le virus FIV. La seule possibilité pour améliorer la vie du chat est de traiter les maladies opportunistes au fur et à mesure qu'elles atteignent le chat. Mais, les récidives sont souvent très fréquentes. Et une fois que le virus est « réveillé », le pronostic est malheureusement sombre pour le chat à court ou moyen terme.

Conclusion

L'infection par le F.I.V. est une maladie grave. Il est fortement conseillé de faire pratiquer, par votre vétérinaire, un test de dépistage à votre chat, si celui-ci est issu de chats errants et a été trouvé dans la rue, s'il a été en contact avec des chats infectés ou s'il présente des problèmes de santé récurrents (abcès, diarrhée, gingivites).


Le coryza du chat


Le coryza du chat est une maladie complexe, car elle n'est pas due à un seul microbe, mais à l'association de plusieurs virus et de bactéries.



Trois virus sont impliqués dans le coryza et provoquent chacun des symptômes différents :

-Un virus de la famille des « Herpes virus » responsable d'une infection du nez et des voies respiratoires. Les symptômes sont : toux, éternuements, importants écoulements au niveau des yeux et du nez, conjonctivite et faiblesse de l'état général (perte d'appétit et fièvre). C'est le virus le plus dangereux. Il peut être mortel chez des animaux affaiblis si l'on ne met pas en place un traitement rapide.


-Un Calicivirus provoquant lui aussi de la fièvre et de l'abattement, des écoulements oculo-nasaux et surtout des ulcères dans la bouche (plaques rouges très nettes sur la langue ou les gencives). Ces plaies dans la bouche sont douloureuses et provoquent salivation importante et perte d'appétit.


-Un Réovirus bénin qui provoque quelques larmoiements.

A ces atteintes virales il faut ajouter les bactéries qui très souvent se surajoutent et provoquent des complications chez les chats déjà affaiblis. Le chat présente alors du pus dans les yeux et le nez.




Les principaux symptômes

Cette maladie touche en priorité les animaux vivant en communauté (chatterie, refuge, « famille nombreuse », chats semi-sauvages), les chatons et les adultes non vaccinés.
Après une incubation courte (2 à 5 jours), les signes respiratoires (toux, éternuements), les écoulements des yeux et du nez, la perte d'appétit et parfois les tâches rouges dans la bouche apparaissent, de manière plus ou moins importante selon les animaux.

Si plusieurs chats présentent les mêmes symptômes au même moment, il est fort probable qu'il s'agit du coryza qui est une maladie très contagieuse. La contagion s'effectue, (comme pour la grippe chez l'homme), sans contact direct, par les éternuements ou quand les chats se soufflent dessus.

La maladie non traitée peut évoluer vers une guérison naturelle chez certains animaux résistants. Mais attention elle peut quelquefois se compliquer d'une nécrose des os du nez, avec infection généralisée, et finir par la mort de l'animal si celui-ci est déjà affaibli et refuse de s'alimenter.

Un chat guéri du coryza peut rester porteur de longues années, et être à nouveau contagieux à la suite d'évènements tels qu'un stress, une mise-bas ou une autre maladie.




Le traitement et la prévention

Le traitement du coryza passe en général par l'administration d'antibiotiques (en comprimés, en gouttes ou en injections si nécessaire), pour éviter les complications bactériennes. Une aérosolothérapie peut également donner de bons résultats, si le chat se montre coopératif, car il s'agit de lui faire des sortes d'inhalations plusieurs fois par jour pendant 15 minutes !

Des traitements complémentaires à base de L-Lysine, un acide aminé intervenant dans l'immunité anti-virale sont également parfois entrepris.

Enfin, des antiviraux (interférons) sont parfois nécessaires dans les cas les plus graves récidivant fréquemment, mais ces traitements sont particulièrement coûteux.
Pour les cas graves, une hospitalisation est parfois indispensable, afin de réhydrater le chat et de lui administrer une alimentation liquide par sonde.

La meilleure manière de combattre le coryza félin est la vaccination. Le vaccin contre le coryza est actif à la fois contre les Calicivirus, et contre la rhinotrachéite, et l'on y associe de plus en plus souvent un vaccin contre les Chlamydias, bactéries à l'origine de complications. La vaccination se fait en deux injections à un mois d'intervalle, avec un rappel tous les ans.





La péritonite infectieuse féline (PIF)



Cette maladie virale atteint surtout les jeunes chats vivant en collectivité. Cette maladie très grave peut atteindre différents organes et donc se présenter sous des formes différentes. Il faut pourtant bien la reconnaître car c'est l'une des premières causes de mortalité chez les jeunes chats.



Symptômes de la péritonite infectieuse féline

La PIF peut présenter deux formes principales :


La forme humide avec formation d'épanchements liquidiens

Les cavités naturelles de l'organisme du chat se remplissent d'un liquide produit par ses propres cellules du système de défense immunitaire. Ce liquide qui peut remplir l'abdomen, le thorax, ou les deux organes est une gène dans leur fonctionnement :
-une gène respiratoire si le liquide est présent dans le thorax
-des problèmes digestifs si le liquide se situe dans l'abdomen


La forme sèche

Elle peut atteindre chaque organe, souvent d'ailleurs plusieurs en même temps. Il y a alors défaillance des organes atteints. Pour le foie on notera par exemple une jaunisse, des troubles digestifs.



Transmission du virus

La péritonite infectieuse féline se transmet par contact étroit entre chats. Les selles sont la première source d'infection. Une transmission in utero (de la mère au chaton) est possible mais pas encore prouvée.

Le chat peut également être infecté par le milieu dans lequel il vit (sol,vêtements,etc...). Les chats les plus souvent atteints sont jeunes et vivent en groupe.

La PIF ne se transmet que de félin à félin. Elle n'est pas transmissible à l'homme et aux autres animaux.



Prévention et traitement de la PIF

Il n'existe aucun vaccin disponible en France.

Il existe un test de dépistage du passage d'un virus de la famille des Coronavirus (virus de la PIF et virus d'autres affections bénignes). Ce test ne peut pas faire la différence entre ces virus.

Si votre chat est négatif, vous aurez l'assurance qu'il n'a jamais été en contact avec le virus de la PIF, ni aucun autre coronavirus.

Mais s'il est positif, vous ne pourrez pas être sûr qu'il soit porteur de la PIF, ni qu'il ait été atteint par une affection bénigne due à un virus de cette famille.

En ce qui concerne le traitement, l'utilisation à forte dose de corticoïdes est pratiquée. Le traitement n'est seulement que palliatif. La PIF est en effet mortelle chez 100% des chats malades.





La rage féline



C'est une des maladies les plus connues car elle fait peur ! En effet, elle est transmissible à l'homme et est toujours mortelle. Le renard et le chien sont très souvent incriminés lors de cas de rage. Et le chat dans tout ça ?

On oublie souvent que le chat peut être atteint par la rage et la transmettre. Et pourtant la rage est une maladie causée par un virus présent partout dans le monde (sauf sur le continent océanique). En France, elle reste rare mais le risque existe toujours.



Le mode de transmission

Le virus est fortement concentré dans la salive des animaux porteurs. La transmission de la maladie se fait principalement par morsure d'un animal porteur du virus, et cela même avant qu'il n'ait des symptômes de la maladie. C'est la raison pour laquelle toute morsure doit être prise au sérieux, même si l'animal est apparemment sain.



Les symptômes de la rage

Lorsqu'un animal est mordu par un autre animal porteur de la rage, le virus pénètre dans la peau de l'animal mordu. Puis le virus va contaminer le cerveau (il va y aller en cheminant par les nerfs) puis les glandes salivaires et tous les autres tissus de l'animal.
L'incubation du virus, c'est-à-dire le temps qui s'écoule entre la morsure et les premiers symptômes est assez courte chez le chat : 15 à 30 jours.

Il existe deux formes d'expression de la maladie chez le chat :



La forme dite « furieuse »

C'est la plus connue, c'est l'image que l'on a tous de l'animal agressif qui salive. C'est cependant la forme de rage la moins fréquente chez le chat (seulement 20% des chats atteints par la rage présentent une rage « furieuse »). Le chat change alors de comportement brutalement. Il devient agressif s'il était auparavant gentil, ou au contraire, le chat atteint par la rage devient très câlin s'il était indifférent.
Il peut également devenir peureux. Il bave beaucoup, il est perpétuellement excité, le son de ses miaulements change. Il devient très sensible à toute stimulation, réagissant de façon très agressive lors du moindre bruit. Il éprouve des difficultés à se déplacer, puis se paralyse progressivement. Le chat meurt quelques jours (4 à 5) après le début des symptômes.


La forme paralytique ou rage dite « muette »

C'est la forme la plus fréquente chez le chat (80% des cas). Elle est nettement moins caractéristique. Le chat présente une paralysie des muscles de la mâchoire, il a des difficultés à ouvrir la gueule. Il salive abondamment. La mort survient systématiquement en quelques jours. Toutefois ces symptômes peuvent également correspondre à de nombreuses autres maladies. Ne vous inquiétez pas outre mesure si votre chat présente un de ces symptômes.
Dans ce cas, consultez votre vétérinaire au plus vite qui examinera votre chat, et qui souvent vous rassurera. N'oubliez pas que la vaccination existe et qu'elle est très efficace.





Le typhus



Le typhus du chat est aussi appelé la panleucopénie féline. Elle est due à un virus de la famille des Parvovirus, dont l'équivalent chez les chiens provoque la parvovirose canine. Assez rare aujourd'hui grâce à la vaccination, on peut toutefois la rencontrer chez des chats non vaccinés, surtout ceux vivant en communauté.



Symptômes du typhus du chat

La maladie touche généralement les chatons, ou les adultes provenant d'une chatterie. L'incubation est de 2 à 4 jours. Ensuite, on peut noter l'apparition de fièvre. Le chat est prostré et perd l'appétit. Des diarrhées et des vomissements déshydratent fortement l'animal. La maladie évolue vers la mort si un traitement n'est pas mis en place rapidement.
Le diagnostic de certitude se fait par prise de sang (un des symptômes majeurs se traduit par une baisse importante des globules blancs dans le sang) puis recherche du virus dans les selles de l'animal.

Lorsque la chatte est infectée par le virus pendant la gestation, les chatons souffrent de lésions nerveuses invisibles à la naissance, mais qui apparaitront lorsqu'ils commencent à marcher. Les chatons n'ont alors aucun équilibre, et sont incapables de se déplacer. Il s'agit de l'ataxie cérébelleuse du chaton, maladie hélas incurable.



Traitement et prévention du typhus du chat

Le traitement est malheureusement aléatoire et dépend fortement de l'état général de l'animal. Il consiste en une réhydratation (perfusions), et à la prise de médicaments anti-vomitifs et anti-diarrhéiques mais aussi d'antibiotiques. Une alimentation par sonde est souvent nécessaire, d'où hospitalisation fréquente des animaux atteints.
Le meilleur moyen d'éviter la maladie est la vaccination. Elle se pratique en deux injections à un mois d'intervalle, possibles dès l'âge de deux mois, avec rappel tous les un à deux ans.



Informations légales et réglementation

Le typhus est inscrit sur la liste des vices rédhibitoires pour le chat.
Le délai de rédhibition est de 30 jours à condition que le vétérinaire ait rédigé un certificat de suspicion dans les 5 jours qui suivent l'achat.
Cela signifie (dans le cas d'un chaton acheté en élevage ou en animalerie) que l'animal est censé être indemne de cette maladie, et que l'acheteur peut exiger un remboursement de l'animal si celui-ci déclare la maladie dans les 5 jours suivant l'achat.
Comme il est impossible d'obtenir un diagnostic de certitude en 5 jours, il est nécessaire que le vétérinaire remplisse un certificat de suspicion (s'il pense que le chaton présente des symptômes du typhus) dans ce délai. Le vétérinaire dispose ensuite de 30 jours pour confirmer (ou non) son diagnostic.

En cas de réponse positive certifiée, l'acheteur est en droit d'exiger le remboursement de son animal.





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